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Samusocial

Dispositif d’urgence pour personnes sans-abri

La vie au Centre d’accueil pour demandeurs d’asile à Neder-Over-Hembeek : Julie, coordinatrice, nous raconte

31/03/2017

Julie, à quoi ressemble la vie quotidienne au centre NOH ?  

« Les journées sont rythmées par le nombre d’arrivées et de départs quotidiens. Au petit matin, les équipes de nuit vont réveiller les personnes convoquées à l’Office des Etrangers (OE), pour le dépôt officiel de leur demande d’asile. Tous les migrants en transit qui sont ici sont déjà passés une première fois par l’OE, pour s’enregistrer. Mais, une fois leur demande officielle déposée,  aucun d’entre eux ne reviendra dans le centre : ils seront redirigés vers un autre centre Fedasil, parfois celui du Samusocial à Ixelles.

C’est ensuite le moment du petit déjeuner pour toutes les personnes qui restent à NOH. Certaines personnes restent une nuit et repartent le lendemain, d’autres restent jusqu’à 3 semaines. C’est la plus longue période.

Après le petit-déjeuner, les équipes préparent les kits pour les nouveaux-arrivants. Dans les kits, on trouve des draps, des couvertures, des oreillers et des produits d’hygiène. Ici, les draps sont distribués deux fois par semaine. Mais bien sûr,  si un résident a besoin de plus, nous en tenons toujours à disposition.

Vers 13h-13h30, les nouveaux résidents arrivent de l’Office des Etrangers. La première chose que nous faisons est de leur servir un repas chaud. C’est un minimum de réconfort pour ces gens qui sont souvent épuisés. Nous leur expliquons ensuite le fonctionnement du centre (le Règlement d’Ordre Intérieur), en petits groupes. Ils sont ensuite répartis dans les chambres.”

 

 

 

 

 

 

 


Comment fonctionne cette répartition ?

“Nous mettons les femmes ensemble et ne séparons pas les familles. Nous tâchons de mettre les gens ensemble en fonction de la langue parlée. Certains ont déjà fait connaissance à l’Office des Etrangers. Ils nous demandent s’ils peuvent être dans la même chambre. Avec les moyens du bord, on essaye toujours de faire au mieux pour que leur séjour soit le plus agréable possible.”

Qu’est ce qui est mis à disposition des résidents pour se divertir ?

“L’après-midi, nous organisons des activités : on ouvre la salle de musculation, s’il fait beau, on fait du sport à l’extérieur. On prévoit aussi des sorties culturelles : au musée, au cinéma…au moins une fois par semaine. Nous mettons également à disposition des femmes un espace qui leur est entièrement dédié , pour qu’elles puissent se retrouver entre femmes, se détendre…

Et puis, on organise aussi des séances d’information : on fait régulièrement le point sur les droits de nos résidents, sur ce à quoi ils doivent s’attendre une fois qu’ils auront quitté notre centre…peu d’entre eux le savent.

Comme vous l’aurez remarqué, la grande salle est souvent très fréquentée : le Wifi y est à disposition. Beaucoup de résidents y passent beaucoup de temps pour communiquer avec leurs familles et amis restés au pays…”

 

 

 

 

 

 


Quelle est l’ambiance générale dans le centre ?

“Ça se passe très bien. Il y a une grande mixité linguistique et culturelle  et nous n’avons que très peu de conflits intercommunautaires. Les activités organisées permettent aussi aux résidents de nouer des liens. On observe aussi beaucoup de solidarité entre les personnes, notamment entre les femmes et mamans seules avec enfant(s)…Les résidents se serrent les coudes…”

Julie, parlez-nous de votre rôle en tant que coordinatrice du centre

“Mes tâches sont variées. Je m’assure du bon fonctionnement du centre au niveau logistique et au niveau des ressources humaines  (nous sommes une quarantaine de travailleurs dans le centre), mais aussi des rapports avec Fedasil et l’Office des Etrangers. Et bien sûr, je fais le lien entre le centre et la direction du Samusocial.”

Qu’est-ce qui vous tient le plus à cœur ?

“Sans hésitation, faire en sorte que le séjour de nos résidents se passe au mieux : leur apporter un maximum d’infos sur leurs situations et ce qui va se passer ensuite.”

La problématique migratoire est difficile, surtout sur le plan humain. Pensez-vous pouvoir occuper ce type de fonction dans la durée ?

“Oui, tant que je parviens à mettre des choses en place. Les histoires personnelles de nos résidents sont souvent très difficiles. C’est important de réussir à prendre un peu de distance par rapport à cela. Il faut bien sûr être dans l’empathie, mais pas au point d’en perdre ses moyens. Pour moi, le plus important est d’accueillir les gens avec le sourire. J’essaye de faire passer cette idée auprès des travailleurs : l’importance d’un comportement positif, aimable et respectueux. C’est fou comme cela peut faire la différence pour les personnes que nous hébergeons ! La majorité d’entre eux n’ont plus été traités comme des êtres humains depuis des mois !”

 

 

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