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Samusocial

Dispositif d’urgence pour personnes sans-abri

Bienvenue au centre d’hébergement pour les familles !

22/09/2017

Le Samusocial a toujours accueilli des familles. Elles sont un public prioritaire car considérées comme particulièrement vulnérable. Retour sur cette mission chère au Samusocial, avec Noémie, coordinatrice du centre.

Les familles, un public fragile et donc prioritaire

Le plan hiver 2013-2014 marque un tournant : le Samusocial accueille toujours plus de familles dans ses centres. A la fin du dispositif hivernal, une cinquantaine d’entre elles n’ont pu être orientées, la perspective d’un retour en rue se fait de plus en plus menaçante. La Direction du Samusocial interpelle les autorités sur la nécessité de soutenir ces familles. L’appel est entendu : le centre « Trône » ouvre le 1°avril 2014, pour une période de 3 mois. On joue les prolongations : au terme de cette période, le Samusocial obtient une nouvelle subvention pour 3 mois. La Direction insiste sur l’importance de statuer sur l’avenir à long terme du centre. Le Samusocial obtient une subvention à durée indéterminée : en février 2015, le Centre « Familles » ouvre à Woluwé Saint-Lambert.

2 critères incontournables de prise en charge au Centre Familles

Avant toute chose, il faut savoir qu’il existe deux critères incontournables pour qu’une famille soit accueillie au Centre : avoir une cellule familiale composée d’un adulte et d’un enfant minimum ; ne pas avoir de logement.

Profils des familles accueillies

 Les profils et situations des familles reçues sont très différents : femmes victimes de violence conjugale, familles expulsées de leurs logements, personnes en rupture familiale… Nous soutenons également des familles en procédure de régularisation : « il arrive régulièrement qu’une maman ait accouché d’un enfant belge et qu’elle et son bébé soient en attente du regroupement familial, » explique Noémie Corne, coordinatrice du centre.

Quant aux  nationalités représentées, elles sont très variées. Actuellement, le centre accueille 41 familles (146 personnes).
Dans tous les cas, chaque famille qui arrive à Woluwé sera préalablement passée par le centre d’accueil d’urgence du Samusocial, le « Petit Rempart ». C’est là que les travailleurs sociaux décident de la pertinence d’une orientation vers le centre familles : « Quoi qu’il en soit, nous acceptons systématiquement les familles qui nous sont envoyées par le Rempart. Il y a des périodes où nous recevons beaucoup d’orientations, d’autres périodes où c’est plus creux car nous n’avons pas de places disponibles. Nous prévenons le siège de nos disponibilités, » clarifie Noémie.

L’accueil, un moment phare !

Chaque famille est accueillie par l’équipe éducative : visite des lieux, explication du fonctionnement du centre et des activités, présentation des membres de l’équipe. Puis la famille est installée dans sa chambre, adaptée à ses besoins.
« On met un point d’honneur à l’accueil : les premières minutes passées dans un endroit sont déterminantes de la façon dont cela va se passer ensuite. On y passe du temps !»
insiste Noémie.

 

 

 

 

 

 

Chaque famille reçoit aussi un kit d’accueil, préparé en amont : il contient un badge, le Règlement d’Ordre Intérieur qui aura été parcouru avec l’équipe éducative, une autorisation de sortie pour les enfants de plus de 12 ans, un état des lieux et inventaire de la chambre (réalisés à l’entrée et à la sortie de la famille).
Dans les  jours suivant son arrivée, la famille doit se présenter chez son Assistant social de référence.
Le travail administratif peut alors commencer : transfert du Revenu d’Intégration Sociale (RIS) d’un CPAS à un autre ; procédure de demande d’adresse de référence, de revenu ; régularisation des allocations chômages et familiales ; contact avec les partenaires, avec les avocats des différents services juridiques concernés…la liste n’est pas exhaustive et les démarches entamées dépendent bien entendu des besoins et profils des familles.

La scolarité des enfants ? Obligatoire !

Comme le veut la loi belge (scolarité obligatoire à partir de 6 ans), tous les enfants résidant au centre familles doivent être scolarisés. Le projet de la famille est suivi : l’enfant a la possibilité de rester dans l’école où il allait déjà avant son entrée dans le centre, mais il  existe également la possibilité de « rapprocher » l’enfant, en le scolarisant dans des écoles plus proches du centre. « C’est quelque chose que nous travaillons avec les familles », affirme Noémie.

Mais quid des frais de scolarité, pour des familles n’ayant que peu ou pas de moyens ? Certes, l’école publique est gratuite mais personne n’est sans savoir qu’il existe une foule de frais supplémentaires (garderie, cantine, sorties extra-scolaires, fournitures…).
Pour les familles n’ayant pas de revenus, la question de la prise en charge des frais se fait en 2 temps : l’assistant(e) social(e) prend contact avec l’école pour voir dans quelle mesure on peut trouver un arrangement. L’objectif est d’arriver à un partage des frais entre l’école et le Samusocial. Une fois ce consensus établi (ou non), l’AS renverra vers le service financier du Samusocial pour la prise en charge d’une partie ou de l’intégralité des frais. Pour les questions matérielles, le Samusocial fait appel à ses partenaires. Noémie précise : « Nous avons un très bon réseau à Woluwé, nous n’avons pas de problème pour les petites dépannes. Et nous pouvons toujours compter sur notre partenaire Solidarité Grands Froids, qui ne manque jamais, à chaque rentrée, de fournir un kit de fournitures ultra complet à chaque enfant.»

Quant au suivi de la scolarité des enfants, ce sont souvent les parents qui s’en chargent ! Bien sûr, parfois, les enfants rencontrent des problèmes de décrochage, ou comportementaux. Ils sont alors suivis par l’équipe du centre familles qui travaille en collaboration avec des services tels que les centres Psycho-Médicaux-Sociaux  (le centre PMS peut être interpellé par le Samusocial, elle peut aussi intervenir de son propre chef).

La vie du centre : des activités en quantité, pour petits et grands !

Au sein du centre, tout est mis en place pour le bien-être des résidents, mais aussi pour le renforcement des liens parents-enfants.
Un jeudi sur deux, les femmes du centre ont la possibilité de se retrouver entre elles, pour un moment de détente et de convivialité : bienvenue au « Jeudi de la femme ! », espace de rencontre et d’expression.

 

 

 

 

 

 

Tous les mercredis, parents et enfants peuvent prendre part à l’atelier « lecture active en famille » : l’occasion de développer le goût de la lecture auprès des plus jeunes, entourés de leurs parents. Enfin, 3 fois par semaine, les parents des jeunes enfants âgés de 0 à 5 ans peuvent participer à l’atelier « préparation de repas équilibrés pour bébés et enfants. » Face au constat d’une mauvaise hygiène alimentaire chez les enfants en bas-âge, l’atelier consiste, tout en cuisinant, à expliquer au parent la composition des aliments, les apports nutritionnels et les quantités adaptées.

 

 

 

 

 

 

Deux fois par semaine, les enfants scolarisés peuvent se rendre à « l’école des devoirs » (sessions de soutien scolaire). Quant aux adultes, ils ont la possibilité de prendre des cours de Français et de Néerlandais, une fois par semaine : les cours sont dispensés par des bénévoles de l’association « Serve The City ».
Outre les stages auxquels les enfants peuvent participer pendant les vacances scolaires (via le service communal de Woluwé ) les éducateurs du centre organisent très régulièrement des sorties autour de thématiques sportives, culturelles, musicales : cinéma, théâtre, football…sans oublier toutes les fêtes organisées au sein du centre (Pâques, Halloween, Saint Nicolas, Noël et Nouvel an, etc).

Suivi et bilans, étapes vers l’avenir

Durant toute la durée de leur séjour, tous les 2 à 4 mois environ, un bilan est fait avec la famille, leur assistant(e) social(e) et les coordinateurs du centre. L’occasion de faire le point sur leur situation, de voir ce qui a avancé/bloqué par rapport à ce qui a été fixé au moment du dernier bilan. « C’est assez intéressant, cela nous permet de mieux suivre les familles et d’en activer certaines qui auraient tendance à être un peu plus ‘passives’. Par exemple, une famille pour qui tous les indicateurs sont au vert pour quitter le centre, mais qui ne cherche pas de logement, doit être un peu boostée. Cela nous prend beaucoup de temps, mais cela a un impact très positif, » assure Noémie.

*OQT : Ordre de Quitter le Territoire

EN SAVOIR PLUS !

Rencontre avec Julien, éducateur au Centre Familles 

Nayah, 30 ans, et ses 2 enfants, hébergés au Centre Familles depuis un an

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