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Samusocial

Dispositif d’urgence pour personnes sans-abri

À propos :

Le Samusocial est un dispositif urbain d’urgence sociale et de lutte contre l’exclusion. Il a pour mission :

  • d’intervenir auprès des personnes sans-abri en détresse dans les rues de la ville pour leur offrir une aide d’urgence (hébergement, soins médicaux, accompagnement psychosocial, repas, douche) ;
  • de restaurer une relation humaniste et, si la personne le souhaite, l’accompagner vers une solution de sortie de rue.

 

Le Samusocial de Bruxelles est membre du Samusocial International 

 

Historique :

Services gratuits, accessibles 24h/24

Edito

Rencontre avec notre Président

Michel Degueldre est le Président du Samusocial depuis septembre 2015. Fort d’une expérience de 40 ans à l’hôpital St-Pierre, ce gynécologue-obstétricien a présidé pendant 9 années Médecins du Monde Belgique, notre partenaire médical. Après avoir siégé 8 années dans notre Conseil d’Administration, Michel Degueldre reprend aujourd’hui le flambeau de la présidence d’un Samusocial en pleine mutation. Un parcours logique pour un humanitaire pur jus. Interview.

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Michel Degueldre est le Président du Samusocial depuis septembre 2015. Fort d’une expérience de 40 ans à l’hôpital St-Pierre, ce gynécologue-obstétricien a présidé pendant 9 années Médecins du Monde Belgique, notre partenaire médical. Après avoir siégé 8 années dans notre Conseil d’Administration, Michel Degueldre reprend aujourd’hui le flambeau de la présidence d’un Samusocial en pleine mutation. Un parcours logique pour un humanitaire pur jus. Interview.

Bonjour Michel. Alors, nouveau Président du Samusocial, ça vous fait quel effet ?

C’est bien entendu un honneur de recevoir la confiance de la part des personnes qui ont porté le Samusocial depuis sa création, Pascale Peraïta et Yvan Mayeur. Devenir Président d’une structure avec un ancrage sociétal aussi fort, je trouve cela passionnant.

C’est aussi un défi car je connais très bien le monde médical, un peu moins le monde du Social. Je ne suis pas vierge non plus, mes 8 années d’expérience en tant qu’Administrateur dans le Conseil d’Administration du Samusocial m’ont permis de connaître les enjeux de l’aide aux grands exclus à Bruxelles.

L’humanitaire, ça vous connaît… Pouvez-vous nous en dire plus sur votre parcours et vos motivations?

Mon parcours c’est avant tout 40 ans de médecine comme gynécologue-obstétricien dans un hôpital public et universitaire, l’hôpital Saint-Pierre, au cœur de la capitale, qui abrite une diversité assez exceptionnelle. J’ai notamment participé à l’intégration médicale des premiers migrants venus travailler en Belgique dans les années 70. Les années 90 furent intenses également, l’immigration massive de ressortissants du bloc de l’Est nous a amené à soigner un nouveau public dont la morbidité et la mortalité étaient équivalentes à celles connues en Belgique dans les années 40 !
On s’est retrouvé avec un autre type d’accueil à développer, on a créé des structures pour accueillir ces gens, on a fait bouger la loi sur l’Aide Médicale Urgente (AMU). En tant qu’obstétricien, j’ai participé à l’introduction des consultations prénatales dans l’AMU qui permettait à chacun d’être soigné, y compris les personnes sans-papiers. La médecine préventive ne faisait pas partie de l’AMU jusqu’à ce jour…

Vient ensuite l’aide aux personnes sans-abri proprement dite…

En effet, j’ai ensuite présidé Médecins du Monde de 2004 à 2013 où j’ai fait mes premiers pas comme bénévole dans les consultations spécialisées pour personnes sans-abri. C’est ici ma première connexion avec le Samusocial. De nombreux patients étaient en effet orientés par les médecins bénévoles actifs dans les centres du Samusocial. Cette expérience m’a rappelé que ce qu’on appelle « l’humanitaire » concerne également l’Europe occidentale et la Belgique. C’est donc naturellement que j’ai intégré le Conseil d’Administration du Samusocial en 2007.

Quels sont les défis que vous identifiez pour le Samusocial et l’aide aux personnes sans-abri ?

Le premier défi, c’est de stabiliser les équipes et le dispositif Samusocial dans une stratégie qui doit s’élever au-delà de la perspective à court terme. Cela paraît évident mais c’est un réel challenge, le monde est en constante évolution, nous le voyons maintenant avec les mouvements migratoires qui s’intensifient, le public aidé à évolué, l’exclusion change de visage et ses causes évoluent également. La problématique sans-abri est multidimensionnelle et les dispositifs d’aide doivent pouvoir intégrer ces changements en adaptant leur offre de service et leur mode d’intervention.
Depuis sa création, le Samusocial a beaucoup évolué afin de répondre à ces changements. On s’agrandit tout en devant s’hyperspécialiser ; le Samusocial est bien plus qu’un abri de nuit, les derniers dispositifs mis en place l’illustrent parfaitement : le centre pour familles, le dispositif d’hébergement médicalisé MediHalte – une première en Belgique –, le projet Housing First de remise directe en logement de jeunes de 18 à 25 ans mais aussi le plan humanitaire pour demandeurs d’asile.

Le Samusocial s’est donc considérablement développé, nous devons maintenant stabiliser et professionnaliser davantage encore les équipes médico-psycho-sociales qui sont confrontées à des problématiques parfois très spécifiques. Cela nécessite de pouvoir sortir le nez du guidon, de s’inscrire dans une stratégie structurante à moyen et à long terme. Qui dit stratégie, dit garantie de moyens, pour bien travailler il faut les moyens d’avoir une construction projetée sur la durée. Ce n’est pas toujours évident à combiner avec les politiques publiques qui sont parfois limitées à une législature.
Le Samusocial a joué son rôle de lanceur d’alerte pendant des années sur la croissance et l’évolution des formes d’exclusion dans nos villes. Les autorités régionales comprennent aujourd’hui l’importance d’investir dans la lutte contre l’exclusion, des moyens supplémentaires sont affectés, c’est un premier pas mais il reste beaucoup à faire. C’est sur cette base que nous travaillons aujourd’hui : l’augmentation qualitative de l’accueil et la consolidation de nouveaux projets comme l’hébergement médicalisé ou le Housing First. Il s’agit de pouvoir offrir de vrais projets de sorties de rue pour chacun, c’est l’objectif premier de l’action du Samusocial, nous devons le poursuivre sans relâche.

Le mot du Président du Samusocial International

Le Samusocial de Bruxelles, est l’un des premiers Samusociaux, après le Samusocial de Paris, à avoir développé cette approche novatrice de réponse à l’exclusion urbaine qui est celle de l’urgence sociale.

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« Le Samusocial de Bruxelles, est l’un des premiers Samusociaux, après le Samusocial de Paris, à avoir développé cette approche novatrice de réponse à l’exclusion urbaine qui est celle de l’urgence sociale.

 15 Samusociaux existent dans des grandes villes du monde

 Notre compréhension du phénomène de l’exclusion comme perte de liens, mais surtout de repères, fonde une méthode d’intervention spécifique ; celle-ci repose sur plusieurs piliers :

  • « aller vers », car ces personnes, n’ont plus la capacité, la volonté ou la possibilité de faire appel aux secours existants ; il est donc nécessaire de les considérer avant tout comme des « victimes » et de se rendre à leur rencontre, notamment quand l’abandon est le plus criant, la nuit ;
  • offrir une aide pluridisciplinaire, tant la problématique de l’exclusion est complexe et ne peut se résumer au domaine social, médical et psychologique et/ou psychiatrique ;
  • segmenter le temps de l’action en trois phases, l’urgence, le temps du contact, la « post-urgence », le temps de l’accompagnement pour regagner ces codes nécessaires pour envisager quelque avenir que ce soit, et l’insertion, 3e temps qui fait appel à des compétences différentes. Tout Samusocial se focalise sur les deux premières phases et a donc vocation à s’appuyer sur un réseau de partenaires en aval ;
  • mieux analyser et comprendre ce phénomène, si mal connu. Ainsi, une attention particulière est portée au recueil et à l’analyse des données afin d’enrichir cette connaissance et de renforcer, en retour, l’action.

 Le Samusocial International, association française que j’ai créée en 1998, a pour vocation d’accompagner, hors de France, la naissance et le développement de dispositifs partageant notre analyse. Ainsi aujourd’hui, 15 Samusociaux existent dans des grandes villes du monde, aussi différentes que Paris, Lima, Dakar, Moscou ou Bucarest.

 Le Samusocial de Bruxelles a vocation à s’inscrire dans cette dynamique. Les collaborations sont régulières : participation de la direction bruxelloise au Conseil d’Administration du Samusocial International, participation aux rencontres annuelles des directeurs des Samusociaux dans le monde, échanges de personnel pour des stages ou encore une mission d’appui au recueil et à l’analyse des données par le Coordinateur de l’Observatoire du Samusocial International. Je souhaite que cette collaboration s’amplifie encore à l’avenir ».

Xavier Emmanuelli,

Président du Samusocial International

Consultez nos rapports d’activité

Charte du SamusocialInternational

Secourir selon la philosophie de la Déclaration universelle des droits de l’homme en réaffirmant les principes de Liberté, d’Egalité, de Fraternité et de Solidarité.

Fédérés au sein du SAMUSOCIAL INTERNATIONAL, les Samusociaux sont des dispositifs de sauvetage qui, dans les grandes villes du monde, ont pour objet d’intervenir en urgence auprès des personnes en danger, trop faibles ou trop désocialisées pour exprimer d’elles même leurs besoins, afin de leur offrir Aide – Réconfort – Assistance.

Ils sont le premier maillon d’une chaîne qui va de l’urgence à l’insertion.

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