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Samusocial

Dispositif d’urgence pour personnes sans-abri

Rencontre avec notre nouveau Président, Christophe Happe

27/10/2017

Christophe Happe est le nouveau Président du Samusocial de Bruxelles. Désigné par notre nouveau conseil d’administration, cet homme de 44 ans est également Directeur Général du centre hospitalier Jean Titeca. Il possède déjà une longue expérience dans la gestion de systèmes de santé et l’aide à la personne. Rencontre. 

Bonjour Christophe. Le nouveau conseil d’administration vous a désigné Président d’un Samusocial fort secoué ces derniers temps. Comment envisagez-vous cette fonction?

Il s’agit bien entendu d’une fonction à grande responsabilité. Le travail s’annonce important tant sur la mobilisation du conseil d’administration pour mettre en place de nouvelles pratiques de gestion que sur la préservation de l’outil et le soutien aux membres du personnel.

Ma volonté est de travailler dans la plus grande transparence. J’ai été désigné Président mais c’est la collégialité du conseil d’administration qui doit primer dans la gestion de ce dispositif.

Vous avez une longue expérience dans la Santé et l’Aide à la personne. Pouvez-vous nous en dire plus sur votre parcours et les motivations qui vous animent ?

Depuis très jeune, je suis passionné par le secteur hospitalier, j’ai toujours eu envie de m’y investir. Progressivement j’ai trouvé beaucoup de satisfaction dans l’aide à la personne. Je pense que c’est l’un de mes traits de caractère d’aller vers les personnes qui en ont besoin.

Au cours de mon parcours professionnel, j’ai très rapidement occupé des postes à responsabilités, à 28 ans je dirigeais 300 personnes dans un hôpital. J’ai poursuivi ma progression pour rejoindre le centre hospitalier Jean Titeca que je dirige aujourd’hui. J’y développe un projet institutionnel tout en tentant d’imprimer ma propre vision sur les soins de santé.

En ce qui concerne l’aide aux personnes précarisées, le centre hospitalier Jean Titeca collabore depuis près de deux ans avec le Samusocial dans le cadre d’une équipe précarité et santé mentale. Lorsque j’ai pris connaissance des difficultés du Samusocial, j’ai souhaité venir en soutien des équipes… Et ne pas tomber dans l’amalgame facile entre des problèmes de gouvernance et le travail de terrain. C’est donc tout naturellement que j’ai accepté la proposition qui m’a été faite d’entrer dans le nouveau conseil d’administration.

La problématique des personnes sans-abri ne vous est pas étrangère finalement… 

Dans une certaine mesure, non. Le centre hospitalier que je dirige accueille et soigne des personnes présentant des troubles psychiatriques. Certains de nos patients se retrouvent assez rapidement dans une situation précarisée car leur maladie empêche toute (re)mise au travail, ils vivent une forme de désocialisation, l’accès aux autres étant souvent rendu difficile.
L’hôpital dispose d’un service social dont la mission est de rétablir la situation administrative et sociale de nos patients. Certains d’entre eux sont moins bien lotis, l’un des défis pour notre équipe est de leur trouver un logement pour leur sortie d’hospitalisation. En cela, nous nous rapprochons de la mission d’accompagnement du Samusocial. Mais je suis loin d’être un expert de la problématique des personnes sans-abri.

Quels sont vos priorités pour cette présidence et quels sont les défis que vous identifiez pour le Samusocial ?

Une période d’acclimatation est bien entendu nécessaire, je dois encore appréhender plus spécifiquement les problématiques de l’exclusion sociale et du « sans-abrisme ». Mais, au niveau du Samusocial, je pense avoir déjà identifié les défis les plus essentiels qu’il faut relever : Renouer la confiance, tant avec la population cible qu’avec le personnel et le grand public ; garantir la continuité des services dans un contexte où la structure a été fragilisée ; enfin, s’atteler à la mise en place des premières mesures de bonne gouvernance. Ce sont trois défis prioritaires auxquels nous devons répondre dès aujourd’hui.
Autre enjeu dont je commence à mesurer l’ampleur : l’intégration d’une nouvelle politique sans-abri qui fait l’objet de débats à Bruxelles… Il nous revient d’inscrire le Samusocial dans les nouvelles ordonnances régionales. À ce titre, des rencontres sont prévues avec les autorités de la Région. Il s’agit de prendre connaissance des attentes du secteur mais aussi des politiques sur leur volonté de mener ou voir menées certaines réformes.

Diriger un centre hospitalier, présider une grande association comme le Samusocial dans un secteur en pleine mutation, … Comment gérez-vous la pression ? 

Tout est une question d’équilibre. Il faut pouvoir sortir la tête du guidon. Me ressourcer en famille est absolument essentiel, cela permet de me recentrer et de recharger les batteries. Je pratique également du sport, trois à cinq heures par semaine, notamment du jogging. C’est vital pour moi, pour être bien dans mon corps et dans ma tête. Ça m’aide aussi à décanter et à envisager certaines prises de décision sous un autre angle.

Mais ce qui m’anime surtout dans ce nouveau challenge, c’est la conviction que le Samusocial est un outil nécessaire, c’est donc très naturellement que je souhaite m’investir dans cette présidence !

Merci cher Président, nous vous souhaitons encore la bienvenue !

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