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Samusocial

Dispositif d’urgence pour personnes sans-abri

Ils sont passés par le Samusocial…aujourd’hui, ils ne sont plus sans abri !

11/06/2018

Mme Annie, originaire du Cameroun, passée par le Centre du Petit Rempart, la Médihalte et le Centre Famille, est aujourd’hui en logement privé.

Février 2015. Voilà plusieurs mois que Mme Annie loue un petit appartement dans une maison insalubre, qui sera finalement saisie et vendue aux enchères. Sans abri, fraîchement opérée, le personnel de la maison médicale en charge de sa revalidation l’accompagne au centre du Samusocial «Petit Rempart».

«Le jour où je suis arrivée au Samusocial, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. J’étais épuisée, encore souffrante de mon opération. J’étais en fauteuil roulant. Et puis, en octobre, alors que l’on m’avait annoncé à l’hôpital que je n’aurais jamais d’enfant, je découvre que je suis enceinte. Je pensais que c’était une nouvelle maladie, j’avais fait le deuil de la maternité.
Mais c’était bien vrai. Un peu avant Noël, on m’a transférée à la MédiHalte. Au début, je voulais rentrer au Petit Rempart, où j’avais fini par prendre mes marques. Et puis, après quelques jours, ça allait mieux, alors on a commencé à mettre ma situation en ordre. J’ai vécu toute ma grossesse à la MédiHalte. Ikena est née en juin 2016. J’ai eu quelques problèmes avec le Service d’Aide à la Jeunesse, qui a d’abord estimé que je ne pouvais pas garder ma fille à cause de mon hémiplégie. Comment cela?! J’avais porté un enfant pendant 9 mois alors que j’étais censée être stérile, et on me disait que je ne serais pas capable de la porter dans mes bras et de l’élever?!

Mon avocat a tout arrangé. Et puis, en juillet 2016, je suis arrivée au Centre Familles du Samusocial. J’avais ma chambre. La puéricultrice m’a beaucoup soutenue. Tout le personnel du Samusocial m’a aidée à élever ma fille. Je ne me suis jamais sentie délaissée. »

En mars 2018, plus de 3 ans après son entrée au Samusocial, Mme Annie entre en logement privé, avec sa fille. Elle repense avec émotions à ses «années Samusocial» : «j’ai été chouchoutée du début à la fin. Sans cela, je n’aurais jamais tenu. Au Samusocial, que ce soit au Petit Rempart, à la Médihalte ou au centre Familles, je me sentais chez moi. Je suis reconnaissante à tous ceux qui m’ont soutenue. Je suis entrée au Samusocial en tant que personne handicapée, en chaise roulante, sans abri et (soi-disant) stérile. Je ressors en meilleure santé, avec un enfant, un titre de séjour, et un logement social !»

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