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Samusocial

Dispositif d’urgence pour personnes sans-abri

Elise, éducatrice-animatrice au centre pour demandeurs d’asile de Neder-Over-Heembeek

18/12/2019

Elise débute son activité en tant que travailleuse sociale au centre Botanique, dans le cadre du plan hiver 2015-2016. L’année suivante, elle intègre la toute nouvelle cellule pédagogique mise en place au centre pour demandeurs d’asile de Fritz-Toussaint, en tant qu’éducatrice-animatrice. Elle rejoint ensuite le centre de Neder-over-Heembeek, où elle coordonne l’organisation des activités. Rencontre.

Elise, comment s’organisent les activités dans le centre de Neder-Over-Heembeek ?

Je suis responsable de la programmation des activités chaque semaine. Les weekends, ce sont mes collègues Mehdi et Mohammed qui prennent le relais. Je tâche de varier au maximum les activités de la semaine et d’atteindre le plus de personnes possibles. Nous allons au moins une fois par semaine au cinéma. C’est une activité très appréciée ! Sinon, cela peut être une activité sportive, culturelle ou plutôt manuelle, de type bricolage ou dessin, pour que tout le monde s’y retrouve. J’adapte aussi le programme en fonction de l’agenda culturel, ludique et sportif de la région…Tout ce qui peut leur permettre de découvrir notre culture et ce que Bruxelles peut offrir.

N’est-ce pas trop compliqué de trouver des activités qui plaisent à tous ?

Les résidents du centre ont pour la plupart entre 20 et 40 ans.
Une de mes victoires personnelles : les quelques personnes âgées isolées que nous accueillons commencent à participer aux activités ! Elles dépassent ainsi leurs craintes ou parfois la barrière de la langue, en acceptant d’aller voir un film en français, par exemple.
Toutes ces sorties apaisent les tensions, créent du lien entre les travailleurs et les résidents. Simplement, elles rendent la vie au jour le jour plus agréable. Ils découvrent de nouvelles choses, qu’ils ont envie de partager avec leurs proches, ce qui explique pourquoi ils prennent beaucoup de photos. C’est important pour eux de leur montrer qu’ils continuent à vivre.

Y a-t-il des activités que tu souhaiterais mettre en place à l’avenir ?

Nous aimerions continuer les entraînements avec le Kituro Schaerbeek Rugby Club. Bien qu’ils soient organisés en extérieur et dans le froid, cela ne décourage personne. C’est Harold, un des infirmiers du centre qui nous a suggéré l’idée, ce qui nous montre que le réseau personnel est tout aussi important pour l’organisation d’activités.
Il y a un autre projet que j’aimerais beaucoup développer. Lorsque nous sommes allés voir au cinéma le film “Hors normes”, beaucoup de résidents m’ont fait part de leur envie de se sentir utile dans notre société. Ils aimeraient travailler avec des personnes autistes, comme dans le film, ou avec des personnes ayant un handicap léger. J’ai trouvé cela très intéressant qu’ils viennent d’eux-mêmes me faire part d’une initiative comme celle-ci.

Peut-on parler d’une vie de communauté au sein du centre ?

Oui, je pense que cette communauté existe dans une certaine mesure. Par exemple, il y a certaines activités qui se mettent en place sans notre intervention. Un de nos résidents coiffe les autres, beaucoup se portent volontaires pour accompagner un ami chez le médecin, rendre visite à nos résidents hospitalisés ou même jouer les traducteurs si besoin. Toutes ces initiatives indépendantes sont encouragées et permettent de créer autant de lien social que les activités que nous proposons.

Les résidents ont aussi la possibilité d’avoir une activité rémunérée dans le centre, ou même à l’extérieur, quand leur situation administrative le permet.

Pour résumer l’ambiance qui réside dans le centre, une expression africaine revient souvent dans la bouche des résidents : “On est ensemble”. Je la trouve très juste !

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