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Samusocial

Dispositif d’urgence pour personnes sans-abri

Ils demandent l’asile en Belgique et sont hébergés au Samusocial.

23/10/2018

Mariam, 31 ans, est l’une des plus anciennes résidentes du centre. Plus de 3 ans après son arrivée, sa demande est toujours en cours de traitement.

Février 2015. Au Burkina Faso, Mariam vient d’enterrer son père. Son oncle ne tarde pas à épouser sa mère, la coutume l’y autorise. Toutes ses sœurs ont quitté la maison, elle va devoir faire de même. Son oncle, devenu son nouveau tuteur légal, veut la marier à un ancien du village. Il a 65 ans. Elle est enceinte de son petit ami. Au mois d’août, à 6 mois de grossesse, elle décide de s’enfuir. « Une amie m’a fait venir à la capitale pour préparer les documents pour partir. Elle m’a mise en contact avec le passeur. Une semaine plus tard, on est partis en voiture au Niger. On est restés 10 jours chez une dame, pour attendre  d’autres candidats au voyage. Nous avons pris un vol pour Paris. J’ai pris le train pour Bruxelles. Je suis allée à l’OE, qui m’a directement envoyée au Samusocial. Quelques mois plus tard, ma demande d’asile était rejetée. J’ai fait un recours avec mon avocate. J’attends toujours la convocation du contentieux. Je ne sais pas quand elle va arriver ».

En attendant fiévreusement la réponse quant à sa demande d’asile, la vie de Mariam suit son cours…Elle est  devenue maman d’une petite fille qui a maintenant bientôt 3 ans. « Comme ma fille parle et qu’elle est propre, elle a pu intégrer l’école maternelle. Depuis, j’ai du temps pour moi, j’ai commencé le cours d’orientation et d’intégration. On apprend l’histoire de la Belgique, on parle de tout, des traditions …Et puis, je vais au cours de néerlandais 4 fois par semaine. »

Au Samusocial,  elle a ses habitudes : « ici, j’ai ma chambre, c’est la même depuis 3 ans. Souvent, je fais à manger avec  les autres femmes. On fait des plats de nos pays pour faire découvrir aux autres. Moi, je fais des beignets, je sais que tout le monde aime bien. Et puis il y a les activités pour les enfants, le bricolage, le dessin…et les sorties à la piscine, à la plage, au musée, au zoo… Ici, les gens sont gentils, ils m’écoutent, ils prennent le temps. Ils font tout pour me faire plaisir, pourtant je sais que ce n’est pas toujours facile pour eux, on est nombreux dans le centre.»

Mariam a tout de même un regret : « J’ai rencontré des amies, ici, mais le problème c’est que je suis là depuis longtemps,  alors je vois les gens partir…Je veux quitter cette situation, je perds un peu espoir…Je veux une vie meilleure pour ma fille, je voudrais vraiment rester en Belgique et faire une formation pour devenir aide-soignante. »

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