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Samusocial

« J’ai 70 ans aujourd’hui, et si je suis encore debout, c’est grâce à la Belgique.»

10/07/2025

Teresa est camerounaise. Il y a six ans, elle quitte son pays avec sa chorale pour chanter dans les églises en Europe. La petite troupe dormait parfois dans des églises, parfois chez des habitants rencontrés sur leur parcours. Sans surprise, le groupe s’est rapidement dispersé. Ce qui devait être une belle aventure musicale s’est alors transformé en cauchemar. Pour la première fois, Teresa se retrouve seule. Elle est alors en France. 

Teresa se souvient alors : “Au Cameroun, je travaillais dans un élevage. J’y avais fait la connaissance d’un Belge avec qui j’avais noué une amitié. Pourquoi ne pas partir en Belgique pour le retrouver ?”

Teresa se met en route pour la Belgique. À son arrivée à Bruxelles, elle trouve refuge dans une église. « J’ai commencé à ressentir une grande fatigue. Avant, j’avais l’habitude de marcher, mais cette fois, c’était différent, je n’y arrivais plus. Je pensais que c’était à cause du manque de nourriture. Je mangeais le pain que les gens laissaient sur les rebords des fenêtres. » 

Jour après jour, cette fatigue persiste et s’aggrave. Isolée, sans ressources, elle tente de retrouver son ami, mais en vain. 

« Un de mes enfants, resté au Cameroun, m’a donné le numéro d’une connaissance à Bruxelles. Ce jeune homme m’a accueillie chez lui. En voyant mon état, il a pleuré. J’avais énormément maigri, j’étais malade, très malade. Mon corps n’allait pas bien. À ce moment-là, je voulais juste trouver de l’argent pour rentrer chez moi. Mais ce jeune homme m’a dit de rester : « Tu ne peux pas rentrer dans cet état. » Il m’a donné un matelas pour dormir dans l’église. »

Un matin, Teresa est prise de violents vomissements. Transportée aux urgences, elle s’effondre à son arrivée. Le diagnostic est alarmant : ses reins sont gravement atteints, rongés par des calculs rénaux. Elle est hospitalisée pendant huit mois.

« Je voulais rentrer chez moi, mais mon état de santé ne me le permettait plus. Je ne pouvais pas recevoir les soins nécessaires au Cameroun. J’ai commencé les dialyses à l’hôpital. »

À sa sortie, encore affaiblie mais déterminée à se reconstruire, Teresa cherche du soutien. Elle assiste à des réunions de Camerounais et trouve refuge chez deux personnes qui l’hébergent pendant deux ans, lui permettant ainsi de poursuivre son traitement. Mais cette situation reste précaire et ne peut durer indéfiniment.

Le personnel de l’hôpital l’oriente alors vers le centre médicalisé du Samusocial, Prince de Liège. Aujourd’hui, Teresa a 70 ans et vit dans ce centre depuis deux ans.

« Maintenant, ici, c’est chez moi. On me prépare des repas adaptés à mon régime. J’ai un petit lit, je partage ma chambre avec une dame, avec qui je suis devenue amie et que j’appelle “maman”.  »

Récemment, Teresa a obtenu un titre de séjour d’un an.
« Je suis encore debout grâce aux équipes du Samusocial. Ils ont prolongé mon espérance de vie. J’étais en train de pourrir de l’intérieur, et ils m’ont sauvée. »

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