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Samusocial

Un enfant ne devrait jamais dormir dans la rue. Pourtant, une personne sur quatre hébergée au Samusocial est un enfant.

17/11/2025

Chaque soir, près de 500 personnes en famille dorment dans un lit du Samusocial. Des nourrissons, parfois à peine sortis de la maternité. Des enfants en bas âge. Des adolescent·es. Une réalité encore trop méconnue que nous souhaitons aujourd’hui mettre en lumière.

À l’occasion de la Semaine internationale des droits de l’enfant, le Samusocial alerte : aucun enfant ne devrait jamais dormir dans la rue, ni grandir en centre d’urgence. Mais tant qu’il existera des enfants sans abri, il faut pouvoir garantir un accueil digne et adapté à leurs besoins.

Des chiffres qui interpellent

Depuis le 1er janvier 2025 (jusqu’au 30 septembre), le Samusocial a hébergé 8 418 personnes, dont 996 enfants et 604 mineurs étrangers non accompagnés (MENA).  Avec 525 places, il est aujourd’hui le principal acteur en Région de Bruxelles-Capitale à proposer des places d’hébergement d’urgence aux familles.

Mais ce nombre est insuffisant : plus de 6 000 personnes en famille n’ont pu être accueillies depuis janvier faute de place. Chaque soir, les équipes doivent faire des choix impossibles : quelles familles seront mises à l’abri et lesquelles resteront dehors. Pour nombre d’entre elles, le Samusocial représente le dernier filet avant la rue.

Des mères seules, souvent victimes de violences

Près de 70% des familles hébergées sont composées de mères seules avec enfants. Parmi elles, plus d’un tiers ont fui des violences conjugales et/ou intrafamiliales, perdant du jour au lendemain leur logement et parfois leur droit de séjour. Ces femmes se retrouvent dans les centres d’urgence du Samusocial, déjà saturés, et inadaptés à leurs besoins et à ceux de leurs enfants. Ces ruptures bouleversent le quotidien, fragilisent le lien parental et marquent durablement le développement affectif des enfants.

Grandir en centre d’urgence : des conditions inadaptées aux enfants

Les centres d’hébergement d’urgence, conçus pour un accueil temporaire, deviennent parfois des lieux de vie où des enfants grandissent – et parfois même naissent. Or, ces espaces ne sont pas adaptés à un hébergement de longue durée.  Pas de bain du soir, pas de repas préparés en famille, pas de copains invités: le quotidien des enfants et les rituels familiaux sont profondément perturbés. Les chambres sont souvent exiguës, parfois partagées entre deux familles monoparentales, et les adolescent·es peinent à trouver un espace à eux.

L’école, un fil rouge dans un quotidien instable

Tous les enfants hébergés sont scolarisés – une stabilité précieuse dans un quotidien marqué par l’incertitude. Cependant, malgré la gratuité de l’enseignement, les frais liés à la scolarité (fournitures, cantine, activités, transports) pèsent lourdement sur les familles les plus précaires. Ces inégalités nourrissent un sentiment d’exclusion et fragilisent l’estime de soi des enfants.

150 bébés ont été accueillis au Samusocial en 2025

Depuis début janvier 2025, 150 bébés de moins d’un an ont été accueillis, dont 28 directement après la maternité. Or, les conditions d’accueil ne sont pas adaptées aux besoins des tout-petits : chambres partagées, manque de matériel de puériculture, nourriture inadéquate. Consciente que la petite enfance est une période particulièrement déterminante, le Samusocial a mis en place une Cellule Petite Enfance (CPE), chargée de soutenir les parents et de veiller au développement des tout-petits.

Le Samusocial appelle à des mesures urgentes et structurelles

Parce qu’aucun enfant ne devrait jamais dormir dans la rue, l’hébergement d’urgence reste indispensable. Toutefois, il ne permet pas d’assurer, dans sa forme actuelle, un cadre propice au développement des enfants. Au-delà de la nécessité d’agir sur les causes profondes de l’exclusion en renforçant les politiques de prévention, il faut également pouvoir garantir un accueil digne et adapté aux enfants.

À l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant, le Samusocial appelle les pouvoirs publics à :

  • Renforcer l’accompagnement des femmes victimes de violences et de leurs enfants avec un accès effectif aux soins psychologiques.
  • Adapter l’hébergement aux besoins des enfants et proposer un accompagnement psychosocial adapté.
  • Soutenir la scolarité des enfants hébergés en assurant la gratuité scolaire, des cantines et des frais de transports.
  • Proposer une prise en charge adaptée à la petite enfance, avec un accueil adapté aux mères et nourrissons en sortie de maternité et assurer un financement structurel des dispositifs existants.

Car protéger les enfants, c’est avant tout garantir leur droit fondamental à une enfance stable et épanouissante.

Consultez notre plaidoyer dans son intégralité ainsi que nos recommandations : ici.

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