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Samusocial

Dispositif d’urgence pour personnes sans-abri

Un espace-temps spécifique pour les femmes dans le centre Familles d’Evere

08/03/2020

Les « activités femmes » au sein de notre centre d’accueil d’urgence pour familles : une parenthèse dans le quotidien, un investissement pour l’avenir.

Femmes seules, femmes enceintes, mères de familles, femmes victimes de violences conjugales… Les femmes sans abri constituent un public particulièrement vulnérable, le Samusocial leur accorde un accueil inconditionnel.

La vie en centre d’accueil d’urgence reste difficile, pour tous les publics. Des activités spécifiquement dédiées aux femmes sont organisées dans les différents centres du Samusocial : « Jeudi de la Femme », groupes de paroles, activités bien-être…  On se penche aujourd’hui sur les bienfaits des activités ludiques (dessin, peinture…) et des séances « bien-être » organisées pour les mamans hébergées dans notre centre d’accueil d’urgence pour familles d’Evere, avec Sacha, (puéricultrice), Valentine, (psychologue), Norma et Perle (éducatrices).

Des activités pour s’éloigner d’un quotidien difficile, se détendre…

En arrivant dans le centre, la majorité des personnes sont préoccupées par l’urgence de devoir sortir de leur situation de sans-abri. Les démarches sont souvent nombreuses et demandent beaucoup d’investissement. Le stress causé par la situation peut amener les personnes à occulter leurs besoins ou encore leurs émotions. La perte de confiance en soi et le découragement lié aux démarches sont assez fréquents. Si ces aspects ne sont pas pris en charge, cela peut entraîner des conflits intra et inter-familiaux. Mettre en place des procédures et objectifs adaptés au fonctionnement de la personne permettent de diminuer ce risque. Les activités-femmes en font partie : elles leur permettent de se poser, de s’éloigner d’un quotidien difficile.

Ces activités sont un espace au sein duquel aucun résultat n’est demandé, il suffit juste d’être présentes ; d’essayer de se déconnecter des obligations et de prendre du plaisir dans le moment présent. De plus, l’existence de la halte-garderie mise en place dans le cadre de la Cellule Petite Enfance, permet aux mamans de déposer leurs enfants le temps de l’activité : elles peuvent ainsi se distancier de leur rôle de mère, le temps de l’activité. 

Souvent, des femmes qui étaient un peu réticentes ou sceptiques au début de la mise en place des activités finissent par se prendre au jeu et s’y investir. Elles reviennent alors régulièrement. La qualité du moment passé ensemble leur permet d’en ressortir plus souriantes, plus détendues…

…mais surtout, renforcer la confiance et créer du lien.

Il s’agit donc avant tout de créer du lien. Entre femmes, mais aussi entre elles et les équipes. Certaines femmes qui dans un premier temps n’auraient pas accepté de parler à un(e) psychologue changent finalement d’avis, ou permettent à l’équipe de prendre des nouvelles et de s’investir dans leur suivi. Ce lien permet à l’hébergée d’exprimer plus facilement sa demande, qu’elle soit implicite ou explicite. Rencontrer les femmes dans une atmosphère moins formelle qu’en entretien, permet de ‘dédramatiser’ les fonctions incarnées par les travailleurs : certaines hébergées peuvent trouver difficile d’exprimer une demande dans un contexte où elles se sentent dépendantes.  

 


Et puis, alors que les équipes remarquaient que les femmes hébergées ont plutôt tendance à se regrouper par groupe linguistique ou milieu social dans la vie quotidienne au sein du centre, il ressort que l’ambiance conviviale qui règne lors des activités fait sauter les barrières :  elles se retrouvent, avant tout, entre femmes.  L’activité agit comme un facilitateur social. Le réseau social étant souvent perçu comme une ressource, des amitiés naissent et se renforcent à travers ces rencontres. Ces liens leur sont bénéfiques durant leur hébergement et parfois après leur sortie du centre.

Ces activités restent essentielles, par leur fonction de parenthèse dans le difficile quotidien du moment, mais constituent également un investissement dans l’avenir, notamment par la libération de la parole exprimée.

Chaque année ce sont près de 1.000 femmes seules et plus de 500 mamans qui sont hébergées dans les centres du Samusocial.

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