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Le programme « Insertion socio-professionnelle »

En 2021

  • 106 personnes sous contrat article 60§7 ont été accompagnées par le programme "Insertion socio-professionnelle"
  • 53 ont vu leurs contrats se terminer courant 2021
  • 26 travailleur·euse·s ont pu être engagé·e·s comme salarié·e·s

En juillet 2020, l’ancien service de coordination des travailleur·euse·s sous contrat Article 60§7 a été intégré au sein du département des Ressources Humaines pour créer le programme “Insertion socio-professionnelle”.

L’objectif : élargir le champ de l’insertion professionnelle au sein du Samusocial, notamment en ajoutant au suivi du programme Articles 60§7, le suivi des stagiaires, des Agents Contractuels Subventionnés (ACS) et des prestataires de peines de Travail d’Intérêt Général (TIG). Autre objectif, prospecter de nouvelles pistes d’insertion socio-professionnelle en adhésion avec la Vision, les Missions et les Valeurs du Samusocial.

 

Le programme "Insertion socio-professionnelle" assure :

  • l’accompagnement des travailleur·euse·s sous contrat article 60§7 tout au long de leurs contrats d’insertion,
  • le suivi administratif des stagiaires,
  • le suivi administratif des contrats ACS en collaboration avec ACTIRIS,
  • le lien avec les SEMJA (Services d’Encadrement des Mesures Judiciaires Alternatives) pour les prestataires de peines de travail d’intérêt général.

2021 en quelques chiffres

En 2021, 106 personnes sous contrat article 60§7 ont été accompagnées par le programme « Insertion », dont 53 ont vu leurs contrats se terminer courant 2021 en raison de la fin de leur parcours d’insertion ou de la rupture de leur contrat. Parmi ces 53 fins de contrat, 26 travailleurs·euses ont pu être engagé·e·s comme salarié·e·s au sein du Samusocial en qualité d’accueillant·e, chauffeur, agent d’entretien, aide cuisine, veilleur·se de nuit, travailleur·se polyvalent·e, support IT,…

L’activité relative au suivi des stagiaires, des ACS et des prestataires de Travail d’Intérêt Général s’est développée fin 2020. 

Concrètement, 46 stagiaires (2 art-thérapie / 5 AS / 5 COM / 2 droit / 4 éduc / 2 ergothérapie / 19 infi / 1 IT / 3 santé communautaire / 1 santé publique / 1 observation / 1 psy) ont intégré les équipes du Samusocial. 7 Prestataires de peines de Travail d’Intérêt Général sont également venus compléter les équipes du Samusocial via les Services de Mesures Judiciaires Alternatives. 

Une convention ACS a été mise en place pour l’engagement de 16 personnes dans le cadre du Plan de relance et redéploiement face à la crise Covid avec ACTIRIS.

De plus, nous avons établi des collaborations avec les CPAS d’Anderlecht – de Watermael Boitsfort – de Woluwé-St-Lambert, pour un réseau total de 6 CPAS.

Analyse de l’action 2021

Pendant l’année 2021, nous avons eu la possibilité de consolider les projets intégrés l’année précédente. 

  • La collaboration existante avec Actiris via une convention pour l’engagement d’Agents Contractuels Subventionnés (ACS) a été renforcée par une deuxième convention dans le cadre du Plan de Relance et Redéploiement face à la crise Covid. Celle-ci nous a permis d’engager 16 travailleur·euse·s sous des conditions ACS à des tarifs avantageux.
  • L’accueil des stagiaires en provenance d’écoles a été centralisé par le programme « Insertion », permettant de donner un chiffre global de personnes accueillies dans notre institution mais aussi de constater une forte demande pendant cette crise sanitaire. Plus d’une centaine de candidatures ont dû être refusées, notamment celles qui concernent notre corps de métier : les assistant·e·s sociaux·ales et les éducateur·trice·s.
  • Le flux de prestataires de peines de travail via les SEMJA (Service d’Encadrement de Mesures Judiciaires Alternatives) reste faible mais nous collaborons toujours avec le SEMJA d’Evere et Bravvo (Ville de Bruxelles). Ces expériences ont permis de développer une vision sur la possibilité d’intégrer des profils alternatifs au travail dans les centres.

Perspectives

  • Alignement avec la politique institutionnelle des horaires pour le passage à 38 heures effectives pour les travailleur·euse·s en insertion.
  • Continuer à développer notre réseau partenarial avec les CPAS de la Région bruxelloise et élargir l’offre de formations à proposer aux travailleurs en insertion en collaboration avec les différents CPAS.
  • Nous travaillons pour élargir l’accompagnement des travailleurs sur le terrain dans le but d’optimiser leurs connaissances du cadre de travail. Dans cette perspective, nous allons mettre en place des permanences spécifiques pour l’accompagnement administratif des prestations des travailleur·euse·s sous contrat Article 60§7.

Rencontre avec Mustafa, polyvalent au Samusocial

« Je m’appelle Mustafa, j’ai 28 ans et je viens d’Irak. J’ai fui Daesh qui voulait nous enrôler, mon frère et moi. À l’époque, j’étais électricien. Aujourd’hui, je suis travailleur polyvalent au Samusocial.

Je suis arrivé en Belgique en 2015 et j’ai résidé au Petit Château pendant un an. C’est pendant cette période que j’ai décidé d’aider les réfugiés au parc Maximilien en tant que bénévole, durant près de deux ans. Ça m’a permis d’améliorer mon français. En mars 2021, j’ai été embauché au Samusocial en tant qu’article 60. J’ai commencé comme veilleur de nuit et je me sentais un peu seul. J’ai donc demandé à travailler en journée et c’était mieux pour moi. On m’a ensuite proposé de postuler en tant que polyvalent en CDI, et j’ai été engagé au centre de transit. J’en suis très reconnaissant.

J’aime beaucoup mon travail : je me lève le matin et je sais que je vais aller travailler avec envie, avec des gens que j’apprécie. Je fais un peu de tout : je sers la nourriture, je fais la vaisselle, je fais respecter les règles du centre, etc. J’aide à traduire de l’arabe au français lorsqu’on en a besoin. J’aime travailler en équipe, on ne s’ennuie pas ! J’organise aussi des activités pour les résidents avec un collègue : des matchs de football, par exemple. Ce que je préfère, c’est quand je sers la nourriture. Je suis passé par le même chemin que les résidents du centre. Cette situation, je l’ai vécue. Alors, ça me fait plaisir de donner, et de faire en sorte que les résidents n’aient plus faim. Je sais comment on peut se sentir lorsqu’on arrive ici et qu’on ne sait pas quoi faire, j’apporte ça aussi dans mon travail.  »